EH

Eléonore Hellio s’est engagée dans le domaine des arts électroniques en 1990 via le CAFE Electronique International de Los Angeles, le premier cybercafé et réseau électronique d’expérimentation artistique en ligne fondé en 1984 par Kit Galloway et Sherrie Rabinowitz. Depuis lors, elle réalise des actions artistiques en réseau en relation avec de nombreux lieux et artistes dans le monde. Une grande partie de sa démarche consiste à créer des protocoles d’échange pour la réalisation de dispositifs de collectif performatifs, polysémiques, interactifs et multilinéaires.
De nombreux projets témoignent d’expériences fortement liées à des processus pédagogique comme le projet pilote Tohu-Bahut, un des premiers blogs de création visuelle, textuelle et sonore sur le web pour les enfants (1997-1998).
Depuis 1997, elle enseigne les arts hors-formats à l’ESAD avec Francisco Ruiz de Infante et Anne Laforet. C’est dans ce cadre qu’elle participe actuellement au projet de recherche « Digital Arts Conservation ». Depuis 2000, elle intervient régulièrement en Scénographie et est à l’initiative avec Jean-Christophe Lanquetin et François Duconseille du projet de recherche « Play / Urban ».
Le site coopératif « Laboratoire art en réseau », le collectif fluctuant « ESP » et les « Festivals ART3 » témoigne de ses activités et de son engagement pédagogique. Elle développe parallèlement l’enseignement et sa pratique artistique sans les dissocier. Les laboratoires de recherche, les universités et les réseaux associatifs ont fait régulièrement appel à son expertise dans le domaine de la téléprésence et de la collaboration à distance. Depuis 2006, elle participe activement au partenariat entre l’ESAD et l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa en R.D.Congo.
Co-fondatrice de l’association MOWOSO avec Dicoco Boketshu Bokungu en R.D.Congo, une association dédiée aux arts hors-formats et aux cultures hybrides présentes à Kinshasa, elle réalise des films et des dispositifs performatifs, publie ses textes et ses photos en complicité avec des artistes engagés dans la vie de la cité et d’autres partenaires comme SPARCK, un réseau multi-plateforme panafricain. L’art en réseau, avec ou sans technologies, est au coeur de sa pratique. Ces projets abordent entre autre la globalisation digitale d’un point de vue critique questionnant différentes dimension de « l’identité » virtuelle, postcoloniale ainsi que les problématiques liées au genre.

Enfin le site web coopératif Eternal Network rend compte de toutes ces mises en réseau.

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